mardi 21 août 2018

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables


Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, Nil, 2015

Macédonia, été 1938. Layla Beck est envoyée par son agence écrire l'histoire de cette petite ville. Elle s'installe chez les Romeyn, anciens propriétaires d'une fabrique de chaussettes, ruinés par un mystérieux incendie. Willa Romeyn, âgée de 12 ans, décide d'enquêter sur les secrets qui cernent sa famille. A force de questions, Layla et Willa bouleversent le fragile équilibre de la communauté.


Commentaire:

Du même auteur, j’ai lu « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » que j’avais beaucoup aimé. Aussi me suis-je laissée tenter au vu de critiques positives. Mais j’ai trouvé que le roman était trop long et ne décollait pas. On a pourtant des ingrédients prometteurs mais le mélange ne tient pas.

 Layla, fille de sénateur, est envoyée à Macédonia, en punition en quelque sorte, pour rédiger une histoire sur la ville qui fête ses 150 ans. Elle est logée dans la famille Romeyn autrefois propriétaire de la manufacture de chaussettes qui fait travailler une partie de la ville. Layla fait alors connaissance avec une famille dysfonctionnelle : Félix, l’aîné de la famille va et vient, toujours parti pour de mystérieuses affaires, charmeur et instable, il est divorcé et a deux filles qui sont élevées par sa sœur cadette Jottie. Cette dernière fait tourner la maison, éduque ses nièces et vit dans le souvenir de son fiancé mort 20 ans auparavant. Layla s’interroge très vite sur les Romeyn, elle sent chez Jottie une grande souffrance liée à un événement qui a marqué toute la famille. Mais elle n’est pas la seule à se poser des questions, Willa, la fille aînée de Félix, veut comprendre pourquoi sa tante ne s’est jamais mariée et ce qui lie si fortement son père et Jottie.

Le roman alterne les voix des trois femmes : Jottie, Layla et Willa sont celles qui vont nous permettre de comprendre le secret mais aussi le mensonge qui, depuis 20 ans, hante les Romeyn. Mais il y a un déséquilibre entre ces trois femmes : je pensais que Layla serait le personnage principal, celle qui servirait de catalyseur mais je l’ai trouvée sans consistance, une vraie gourde. Heureusement qu’il y a Jottie pour nous intéresser à cette intrigue que j’ai trouvée décevante au bout du compte.

Je mets trois chats, en souvenir du précédent roman d’Annie Barrows.

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